Suites des Assises régionales du 9 novembre

Le groupe des présidents des conseils de la Région s’est réuni le 22 janvier pour esquisser un premier bilan des Assises régionales. Tout d’abord un constat : la liberté d’expression et la convivialité ont été appréciées, notamment grâce à la soupe de chalet ! Par contraste, l’assemblée statutaire qui a suivi est apparue très formaliste! Nombre de questionnements ne sont pas nouveaux, comme a pu en témoigner une participante nonagénaire… Notre fidélité consiste donc aussi à remettre constamment l’ouvrage sur le métier.  A ces questions, quelques pistes de réponses. Si les participants au culte dominical se situent plutôt dans une certaine tranche d’âge, cela ne témoigne pas du désintérêt des autres, mais de modes de vie peu compatibles avec l’horaire proposé et à des questions de forme. Il serait donc bienvenu

– d’encourager les offres de cultes différents, à une autre heure, et de nous y rendre. Un culte organisé par l’aumônerie en EMS n’est pas réservé aux seuls résidents des EMS , ni les cultes Clin Dieu réservés aux seuls catéchumènes ;

– de faire plus largement comprendre que les paroisses ne sont pas les seuls lieux d’Eglise susceptible d’offrir une vie communautaire. Par leur travail d’aumônerie, leur rôle social, les actions entreprises dans le domaine de la formation, nos services communautaires témoignent aussi de la présence de l’Eglise et répondent à d’autres besoins. Que l’on songe à l’impressionnante « communauté » que constituent les personnes engagées auprès des requérants d’asile ou encore à la « communauté des JACKs 

– de profiter de ce que la Région a une masse critique suffisante pour permettre aux différents lieux d’Eglise de se rencontrer à l’occasion d’une fête

– au vu des moyens de communication actuels, envisager d’autres manières d’édifier la communauté. Le blog de Benjamin Corbaz, par exemple, est très suivi par les jeunes, lesquels se rencontrent de cette manière qui n’est pas « virtuelle » seulement

– de réfléchir aux places respectives des laïcs et des ministres : leur demandons-nous trop ?  pas assez? Sommes-nous prêt à abandonner une activité pour en développer une autre ?

Last but not least : considérer la Région comme une chance de proximité, de collaboration(s), de soutien mutuel, du fait qu’elle fédère un nombre limité de paroisses, dont elle est l’émanation. On pourrait donc inciter les paroisses à s’ouvrir à une transversalité leur permettant de bénéficier des talents particuliers de tel ou telle ministre. Il est même des domaines dans lesquels la Région pourrait être considérée comme une grande paroisse

A la fin des débats, trois options ressortent :

1) Regarder, puis développer, ce qui va bien plutôt que ce qui ne va pas.

2) Faire connaître ce que nous faisons, voire inviter nommément des personnes pouvant être intéressées.

3) Développer le partage et la convivialité lors de nos sessions d’Assemblée régionale.

Jean-Luc Crisinel, président du Conseil régional